mercredi 18 juillet 2012

3 p'tits mecs en vacances!

Travailler de la maison avec mes trois fistons de 13, 11 et 8 ans qui sont présents, ce n'est pas toujours une tâche facile! Ce que je déteste le plus? Faire la police! La police du Xbox et la police du garde-manger! 3 petits garçons en pleine croissance, dès qu'ils croisent le frigo, ils ont l'idée de manger quelque chose. Mon défi cet été est entre autre de leur apprendre à faire des choix santé!

Autre défi de taille: doser le temps passé devant le trio infernal soit console de jeu, ordinateur, télé et le temps passé à jouer dehors. Ma phrase de l'été est sans contredit :«Vous êtes des enfants, il fait beau, je ne comprends pas ce que vous faites en-dedans!».

Bref, la semaine dernière, alors qu'ils jouaient à l'extérieur, est arrivé ce qui n'était encore jamais arrivé à ce jour...


Pourquoi se sont-ils installés face à la maison me direz-vous? C'est effectivement la question que j'ai posée.

Je vous raconte la scène. Mon fils aîné vient me chercher au sous-sol dans la salle de lavage. Je n'ai donc rien entendu. Il est blanc (!) et me dit tout simplement «Maman, il faudrait que tu viennes!». Je lui demande ce qu'il y a. Il me répète, l'air affolé, «Viens!». Je reviens à la charge «Antoine, qu'est-ce qu'il y a? Papa est où?». Je sentais que j'aurais besoin de renfort! Vous comprenez que pour moi, dans mon imaginaire de maman, mon p'tit dernier est sous les roues d'une voiture! Les 10 secondes où je l'ai suivi jusqu'au lieu du «crime» ont été les pires de ma vie! Et c'est alors que, rendus au salon il me dit «Regarde la fenêtre!». C'est ça? Une fenêtre brisée? On venait soudainement de me retirer un poids énorme de sur les épaules! Je vous assure, j'ai même dû me ressaisir et faire comprendre à mon grand que je n'étais pas contente malgré tout! Un peu plus et je le remerciais!

Bref, tout ça pour dire que tout est relatif dans la vie. Et surtout que je n'en suis pas au bout de mes peines avec mes fistounets!

mercredi 18 janvier 2012

Maman performance

Toutes les sphères de notre vie sont teintées d'exigences et de résultats. Même être maman devient un acte de performance lorsque nous sommes confrontées à nos pairs. Pourtant, nous devrions plutôt ressentir une complicité indéniable auprès des autres femmes qui vivent les mêmes difficultés. J'ai vécu une situation il y a plusieurs années qui me revient en tête à l'occasion.

J'avais alors ma boutique de vêtements pour enfants située à St-Lambert. J'avais souvent des conversations fort intéressantes avec mes clientes futures mamans, nouvellement mamans ou depuis-belle-lurette mamans! Nous échangions sur nos expériences ma foi souvent très similaires et ce partage était toujours très rassurant. Par contre, une journée, j'ai été à même de constater que toutes n'étaient pas prêtes à montrer leur détresse et/ou faiblesse. Une cliente concluait ses achats et elle avait avec elle son poupon dans le fameux siège d'auto qui pèse une tonne, même sans bébé! Nous discutions du fait d'avoir un nouveau-né et elle me disait à quel point son bébé était facile et comment tout se passait bien. Elle me semblait vraiment au-dessus de tout. C'est l'impression qu'elle m'avait laissée et qu'elle voulait probablement que j'aie.

Une fois sortie, je me suis rendue compte qu'elle avait oublié ses clés sur le comptoir. Je suis donc partie à sa recherche pour les lui donner afin qu'elle n'ait pas à revenir. N'oubliez pas qu'elle devait toujours se balader avec ce fameux siège d'auto sous le bras! Je l'ai retrouvée près de sa voiture, accroupie et cherchant ses clés dans son sac. Quand elle m'a vue, elle a semblé soulagé mais ce qui m'a frappée, c'est qu'elle s'est mise à pleurer. La femme que je venais de laisser à la boutique n'était pas du tout la même que j'avais devant moi. Soudainement elle me semblait épuisée et au bout du rouleau. J'ai alors tenté d'ouvrir une nouvelle discussion en lui signifiant que je comprenais que c'était difficile et complètement épuisant d'avoir un nouveau-né. La gêne et la honte ont fait en sorte qu'elle ne m'a jamais regardée ni même remerciée. J'ai compris et j'ai quitté.

Elle se montrait vulnérable alors que quelques minutes plus tôt elle claironnait haut et fort que tout était sous contrôle et que le fait d'avoir un bébé n'avait pratiquement rien changé.

C'EST difficile les premiers mois de bébé! Ça change TOUT! Et bien que par la suite les choses se tassent, d'autres défis nous attendent au détour!

Heureusement pour ma part, j'ai dans mon entourage des amies avec qui je partage les beaux côtés mais aussi les difficultés d'être parents. Il n'y a rien comme ventiler sur nos enfants avec des copines qui te comprennent et ne portent aucun jugement. Mes amies, pas besoin de vous nommer, vous vous reconnaissez :)

Je vous souhaite d'avoir la même chance que moi.

Vivons la maternité avec le sourire et un brin de «lâcher prise».